UNE VIE, DES ACTIONS, DES DÉFIS ET DES RÉUSSITES

Je m’appelle Quentin Boulet et aujourd’hui je suis entrepreneur à la tête de trois entreprises différentes.

La première se charge de bâtir des cultures d’entreprises, la seconde propose des expéditions de trek pour toutes les personnes qui désirent voyager et découvrir le monde autrement, quant à la troisième, c’est un blog de développement personnel sur lequel j’enseigne ma propre méthode basée sur l’action.

J’ai une belle vie.

Je suis également l’auteur d’un livre intitulé « Grandir & Réussir, comment passer à l’action sans reporter les choses à demain ».

Je me suis trouvé cette passion pour l’écriture un peu plus tardivement.

J’ai toujours aimé lire et découvrir des histoires, autant dans les bandes dessinées que dans les romans.

Ma vie est magnifique me direz-vous ? Oui, c’est vrai ! Et pourtant cela n’a pas toujours été le cas.

Le 13 novembre 2012 alors que je me rendais sur mon lieu de travail à vélo, je me fais renverser par un camion.

Cela n’a duré que quelques secondes, je ne saurai même pas vous dire.

J’étais debout sur mon vélo à pousser sur les pédales car, comme d’habitude j’étais en retard au travail.

Un vélo couché sur la route

La minute d’après, j’étais couché sur la route, sentais le béton dur et froid sous mon corps.

Je trempais littéralement dans une flaque d’eau.

J’entendais les voitures s’arrêter autour de moi.

Des gens criaient, j’étais loin de m’imaginer que c’était pour moi.

ÊTRE PROACTIF

J’ai toujours développé – depuis aussi longtemps que je m’en souvienne – une volonté tenace d’aller jusqu’au bout des choses.

Lorsque petit, les adultes me disaient que je ne pouvais pas faire certaines choses, je m’empressais dès qu’ils avaient le dos tourné de les réaliser pour comprendre pourquoi je ne pouvais pas les faire.

Braver l’interdit, c’est déjà réaliser des défis.

L’arbre, ce modèle de ténacité

C’est ainsi qu’un jour je suis monté en haut d’un arbre à plus de 10 mètres du sol.

Je voulais comprendre pourquoi je n’avais pas le droit de monter un arbre.

Cela me paraissait pourtant une activité si agréable et puis là-haut, la vue était magnifique.

Je voyais tout autour de ma maison et bien au-delà.

Une vision fantastique.

Un sentiment de triomphe et d’accomplissement. C’est décidément dans l’action que tout se joue. 

Une vision fantastique. Un sentiment de triomphe et d’accomplissement. C’est décidément dans l’action que tout se joue. 

J’étais pourtant rappelé à l’ordre pour descendre aussi vite que possible car mes parents trouvaient cela vraiment dangereux pour moi.

Je suis descendu aussi vite que possible et je suis même tombé. Dans ma chute, j’ai été rattrapé par les dernières branches de l’arbre qui se sont glissées entre mon dos et mon t-shirt.

Je pendais accroché par mes vêtements à l’arbre à 1,50 mètre du sol.

L’arbre m’avait retenu et m’enseignait les limites d’un défi.

Le danger guette à tout moment.

Oui, j’ai toujours repoussé les limites mais il n’y a pas toujours eu un arbre pour me rattraper.

La proactivité mentale et physique

Être proactif, c’est foncer quoi qu’il arrive. Je ne veux pas dire par-là qu’il ne faut pas réfléchir.

Je veux dire que réfléchir est la première étape, ensuite il faut passer à l’action rapidement et engranger des résultats, sans quoi cela ne sert à rien.

Penser vite et agir encore plus vite.

Je suis sur l’asphalte, il fait froid.

Nous sommes en novembre. Je sens l’eau qui passe à travers mes vêtements.

Je comprendrai plus tard que c’était une très bonne chose de sentir l’eau et le froid arriver sur tout mon corps.

Cela voulait dire que j’étais vivant, que mon corps ressentait les choses, j’étais encore capable de ressentis et d’émotions.

SAVOIR TOUJOURS OU ALLER

Ce matin du 12 novembre, je me levais machinalement comme depuis un peu plus d’un an.

J’allais travailler mais je n’avais plus du tout d’entrain. Je manquais totalement de motivation.

J’avais une vie correcte avec un salaire décent, je venais d’acheter un appartement, je gérais environ 35 personnes par jour sur plusieurs départements dans le magasin de vente de matériel de sport dans lequel je travaillais.

Se fixer des objectifs…

Je m’étais fixé des objectifs bien des années auparavant.

J’étudiais les sciences sociales appliquées en haute école et lors d’un séminaire de mise au vert, en tant qu’étudiant, on nous demandait d’imaginer où nous souhaiterions nous trouver dans cinq ans.

Un homme devant ses plans de vie

J’avais été très précis sur ce que je souhaitais atteindre et réaliser. J’avais notamment le projet de poursuivre mes études, d’aller plusieurs fois à l’étranger autant pour mes études que par simple plaisir de voyager.

Je voulais un travail simple et efficace dans lequel je sentais une plus-value à apporter aux autres.

J’avais dessiné cette voiture et cet appartement que je comptais acheter. Ces symboles de réussites sociales.

… et les réaliser

J’avais absolument tout réalisé plus d’un an et demi auparavant.

Depuis lors, j’avançais sans savoir où j’allais.

Je me rendais à mon travail et je voyais les échéances en termes de chiffre d’affaires chaque mois.

Ma vie se résumait à des tableurs Excel qu’il fallait absolument remplir sous peine de restrictions budgétaires.

J’avais en charge des budgets variant de 1 à 5 millions d’euros.

Venant d’une formation très sociale, je donnais la priorité à l’humain et au développement de mes collaborateurs.

Ce n’était pas du tout au goût de l’entreprise. Les résultats étaient plus importants que le bien-être des travailleurs.

Ce sont les performances que mon patron regardait sans cesse.

J’avais en charge des équipes que je devais animer sur des paramètres économiques et peu importait l’impact sur leur bien-être physique ou mental.

Celui qui n’était pas performant n’avait alors pas sa place dans cette logique de consommation.

J’étais de moins en moins en phase avec cette logique.

Je prenais des décisions qui ne reflétaient plus mes valeurs et je perdais, chaque jour durant, un peu plus de sens dans ma vie.

Comprendre c’est déjà avancer

J’avais compris depuis plusieurs mois qu’il était plus que nécessaire que je redéfinisse mes priorités dans ma vie.

En effet, sans savoir où l’on va, il y a de grandes chances pour que l’on aille nulle part.

La vérité pure et simple que je ne voulais pas voir c’est que j’étais en réalité totalement perdu.

Pourtant, il y a des signes qui ne trompent pas.

J’avais moi-même dit à des personnes de mon entourage ainsi qu’à mon supérieur hiérarchique que si je ne pouvais plus évoluer dans l’entreprise, d’ici un an, je prendrai la liberté de quitter mon poste afin de retrouver de vrais défis qui me motiveraient tous les jours. 

Je n’ai pas compté les jours après avoir fait cette annonce à mon patron.

Pourtant, chaque jour, une tension de plus en plus importante s’installait et l’impression d’avoir une « date limite » à laquelle il me fallait impérativement agir.

Mais comment ? Pourquoi ?

J’étais si bien dans mon métier, j’étais très content de mes équipes, mes résultats étaient satisfaisants sans être magnifiques.

J’étais entouré d’une véritable famille avec des collaborateurs souriants, motivés et plein d’entrain à l’ouvrage.

Il semble que la logique économique en attendait plus. Je cherchais à rester dans ma zone de confort, à maintenir un équilibre. 

Malgré moi, je me retrouve assis dans une flaque d’eau sur le bord de la route.

Le camion ne s’est pas arrêté.

Des roues de camions sur l'asphalte

Ce sont les voitures suivantes ayant vu l’impact du choc qui se sont arrêtés. Ces personnes ont pris soin de moi.

Je suis assis dans l’eau et je me demande ce que je fais là.

On m’explique que le camion m’a percuté, que mon vélo a été expédié dans les airs et que, moi, j’étais retombé telle une crêpe directement vers le sol.

Selon leurs dires, j’aurais été claqué contre le sol et n’aurais plus su bouger.

Une histoire de 2 secondes

Je ne me souviens de rien de tout cela. C’est pourtant le laps de temps qui suffit pour que toute une vie bascule.

SE FIXER ET SE DONNER DES PRIORITES

Je ne voulais pas voir ce qui se passait.

Ma vie était devenue sans joie, sans motivation.

La lueur dans mes yeux s’était éteinte sans même que je m’en aperçoive.

J’étais à la merci d’un programme informatique qui s’occupait de l’approvisionnement du magasin.

Je n’avais absolument aucun poids face a cette machinerie infernale qui se situe entre la vente d’un côté et l’approvisionnement de l’autre.

En tant qu’être humain, j’étais juste l’instrument de la machine qui fait entrer des choses d’un côté et les fait sortir de l’autre. 

Un abandon de soi

Mes priorités comme ma vie se définissait à cela.

Des choses rentrant d’un côté et d’autres sortant de l’autre.

Imaginez cette logique appliquée à chaque domaine de votre vie : la nourriture, l’argent sur votre compte en banque, les sorties entre amis, votre travail, etc. 

Un médecin m’informe que je ne marcherais plus ou du moins plus jamais comme avant.

J’ai reçu un tel impact dans le dos qu’utiliser ma jambe droite est devenu presque impossible.

Les nerfs sont abîmés, je n’ai absolument aucun os brisé ce qui relève vraiment du miracle.

Faire le constat

Par contre, les dégâts intérieurs sont impressionnants.

Dans les semaines qui suivent l’accident, je perds parfois complètement l’usage de ma jambe car je ne la sens tout simplement plus.

Des doses de médicaments

À cela, je dois ajouter des problèmes d’estomac et d’intestins.

C’est sans compter mon bras gauche qui suit les mêmes problématiques que ma jambe droite.

Il commence à ne plus répondre à certains moments de la journée.

Subir jusqu’où …

On m’annonce qu’il n’y a rien à faire si ce n’est de la rééducation jusqu’à cinq fois par semaine.

Je dois me rendre chez l’ostéopathe dès que les douleurs ne sont plus supportables ou prendre des médicaments qui me font complètement délirer tellement les dosages sont forts.

Je subis. Il n’y a pas eu de branches d’arbres pour me rattraper cette fois.

Dans les mois qui suivirent, j’essaie tant bien que mal de récupérer l’utilisation normale de mon corps.

C’est très dur.

Je dois aussi compter – ou plutôt ne plus compter – sur ma compagne qui préfère me quitter plutôt que de me voir souffrir du matin au soir. 

Pour finir, ce sera mon employeur qui mettra fin à mon contrat en me notifiant par courrier postal que je ne suis plus apte à réaliser mon travail.

Toucher le fond du fond

Je ne savais plus du tout où j’allais dans ma vie. Je n’ai à ce moment-là plus le choix de me mettre en route.

Il me faut dessiner un nouvel avenir de ce que je voudrai réaliser.

Du métier que je souhaite exercer avec les diplômes que j’ai, de la compagne magnifique qui restera à mes côtés et qui sera fière de moi, de la vie personnelle et sociale que je souhaite pour grandir et réussir.

Je réalise avec l’aide d’un coach ce que j’ai fait près de 10 ans auparavant : définir ce à quoi ressemblera mon futur.

Se mettre en marche

Je n’avais pas vraiment pris conscience que je ne savais pas où aller.

La vie m’a offert un cadeau : celui de comprendre qu’il faut que je fasse quelque chose qui donne du sens à ma vie, qui me ressemble et qui apporte aux autres. 

J’ai défini mes priorités de manière très précises.

J’ai réalisé un tableau de visualisation en mettant exactement et précisément ce que je voulais.

Les résultats n’ont pas tardé à se faire attendre : ma vie s’est remis en marche.

Mes yeux scintillaient de nouveaux comme les fleurs qui éclosent au printemps.

Devant moi il n’y avait que des défis à relever :

Me refaire une santé et jouir d’un corps en pleine santé

  • Trouver un job que j’aime
  • Quitter la maison familiale après ma convalescence
  • Trouver une femme formidable
  • Construire une maison
  • Monter une entreprise dans laquelle je m’amuse chaque jour
  • Faire au moins une fois par jour une chose que j’aime et essayer de l’augmenter sans cesse

QUI DONNE REÇOIT

Pendant trop longtemps, j’ai été égoïste.

J’ai toujours pensé que c’est seul que je réussirai.

Et j’ai toujours été convaincu qu’être proactif, c’est aller le plus loin, le plus vite pour devenir le plus fort.

Sortir du labyrinthe

Ma manière de fonctionner se base exclusivement sur la notion de défi.

C’est-à-dire que je ne me posais même pas la question de savoir si j’avais envie de faire quelque chose ou même si cela répondait à un besoin chez moi ou même un désir.

Mais non, rien de tout cela !

De l’expérience…

En fonctionnant uniquement en prenant les choses comme des défis, j’en voulais toujours plus.

Je n’étais jamais satisfait.

Je recherchais toujours à obtenir davantage et je tombais rapidement dans des luttes de pouvoir et d’ego qui se mettent en place entre chacun.

En effet, nous voulons tous la même chose !

Qui ne voudrait pas de la réussite sociale, personnelle, affective, matérielle, etc. 

…de l’échec

C’est vrai je l’admets, j’ai longtemps été dans cette spirale du tout pour moi et peu importe les autres.

En vérité, je n’ai reçu absolument aucune gloire à fonctionner de la sorte et je n’en ai encore moins retirer quelque chose.

J’étais très souvent seul, j’utilisais mon argent pour aller à des événements auxquels je ne souhaitais même pas me rendre.

Je prenais des vacances luxueuses comme avec le Club Med et pourtant le vide intérieur ne faisait qu’augmenter.

L’argent ne fait pas le bonheur diront certains et pourtant il y contribue grandement.

Cependant, lorsque vous mettez votre vie aux services des autres, que vous les aidez à grandir, à se développer, à apprendre, à découvrir des choses dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence, vous les faites grandir et encore, bien davantage, vous grandirez en même temps.

« Donnez et vous recevrez. »

Dans notre monde actuel, donner n’est plus la norme.

La norme est devenue l’individualisme et l’hédonisme.

C’est le développement personnel pour soi et pourtant, nous avons tous à gagner en passant à l’action ensemble.

Un équipe de rafting

Il m’aura fallu plus de 2 ans de rééducation complète – tant physiquement que mentalement – pour me rendre compte que les Hommes établissent tous des relations gagnantes.

Nous sommes faits pour vivre ensemble et contribuer au développement des autres.

COMPRENDRE LES AUTRES 

L’être humain est fantastique : nous sommes tous constitués de la même façon et pourtant nous sommes tous différents.

Ce qui fait la plus grande réussite de l’espèce humaine c’est sa capacité à passer directement à l’action sur les priorités qu’elle se donne pour engranger les réussites.

  • Passer à l’action sous-entend de savoir être proactif et de constamment rechercher des solutions innovantes pour atteindre les buts que l’on poursuit.
  • L’action, c’est toujours savoir où l’on va dès le départ sans quoi c’est une action vouée à l’échec ou au mieux à l’apprentissage, car sans savoir où vous allez, vous ne risquez d’aller nulle part.
  • Passer à l’action c’est encore se fixer des priorités et d’y mettre toute son énergie pour y arriver. C’est passer à l’action directement sur les choses, même minimes, que vous pouvez déjà faire aujourd’hui sans attendre des lendemains meilleurs. Ceux qui réalisent de grandes choses comprennent que chaque pas réalisé dans le sens d’un objectif est une avancée si petite soit-elle.
  • Passer à l’action, c’est être capable d’identifier ce dont les autres ont besoin. C’est proposer vos services pour faire avancer l’humain dans sa globalité. C’est développer une pensée où tout le monde contribue au bon fonctionnement du développement commun.
  • Passer à l’action, c’est toujours pouvoir développer sa compréhension des autres. C’est être capable de les écouter et de les comprendre dans toutes leurs différences. C’est aussi avoir la possibilité de communiquer avec eux de la manière la plus claire possible afin de faire la différence dans ce que vous pouvez apporter aux autres.
  • J’ai personnellement compris les besoins de chacun dans leur désir de communiquer toujours davantage, d’échanger avec leurs semblables dans un esprit de bienveillance en étant orienté vers des solutions communes. J’ai développé CORESCO Entreprises pour aller plus loin plus fort ensemble. C’est la rencontre de tout un ensemble de personnes provenant autant d’entreprises que de la vie de tous les jours. Chacune à leur manière recherche des solutions concrètes pour passer à l’action dans leur vie afin de retrouver un sens à celle-ci et des objectifs qui leur apporte de la motivation et de la joie jour après jour. C’est ainsi que j’ai été amené à construire Grandir et Réussir où je propose le développement personnel en action et plus spécifiquement un programme complet de coaching en ligne basé sur mon expérience et mes apprentissages. 

UNE SYNERGIE 

Aujourd’hui, à l’heure où j’écris cet article, je développe des synergies toujours plus importantes avec des personnes non seulement autour de moi mais aussi bien au-delà de mon cercle d’influence.

Internet nous permet aujourd’hui de communiquer avec des personnes à l’autre bout de la terre et de développer des partenariats avec des personnes que l’on n’aurait même jamais pu rencontrer sans ce magnifique outil technologique.

Développer la synergie, c’est aussi ce que je m’emploie à réaliser avec ma troisième entreprise Expéditions CORESCO qui met en contact direct des personnes de civilisations et de cultures très différentes pour que l’humanité continue d’aller plus loin et plus fort ensemble.

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