COMMENT DÉVELOPPER SA VOLONTÉ ?

Combien parmi vous ont déjà rêvé d’avoir une volonté à toute épreuve ?

Le fait de pouvoir réaliser tous ses objectifs sans jamais manquer de volonté ni de motivation et faire face à tous les obstacles rencontrés sur son chemin sans jamais baisser les bras.

On a tous besoin de volonté. Que ce soit personnellement ou professionnellement, on doit tous l’exercer un moment pour arriver à nos fins.

La volonté, une compétence primordiale à développer

Il ne fait aucun doute que la volonté est ce qui est le plus important à développer et certainement une des compétences personnelles à acquérir le plus tôt possible.

Savez-vous par exemple que ces dernières années de nombreuses recherches ont été faites sur la manière de développer sa volonté et ont amené à des découvertes étonnantes ?

Sans entrer trop profondément dans le sujet, on peut notamment citer « Willpower » de Roy F. Beaumeister et John Tierney

Cependant, et même si les résultats de ces études sont justes époustouflantes, il faudra certainement compter de nombreuses années voire des décennies avant leur utilisation concrète dans les méthodes d’apprentissage comme l’enseignement ou encore la formation en entreprise.

Une fille au sommet d'une montage

Dans cet article, je vous proposerai donc une synthèse de ces différentes découvertes en y apportant certaines de mes expériences personnelles réalisées sur le sujet et plus précisément sur le manque de volonté. 

Accrochez-vous, on va développer votre volonté puissance 10.

La volonté : un indicateur de performance

Plusieurs études scientifiques démontrent que la volonté permet de mesurer plus efficacement la performance dans l’enseignement que le quotient intellectuel.

De plus, il est fortement démontré que ceux qui ont une volonté plus affûtée ont également une meilleure réussite scolaire.

Ils sont moins souvent malades et acquièrent plus facilement la réussite dans la vie que ceux qui en manquent (Source).

Le fait de développer une forte volonté est aussi avantageux à d’autres niveaux :

  • Le développement de meilleures relations conjugales
  • Le développement de meilleurs relations personnelles et professionnelles
  • Une diminution du stress et une augmentation de la performance
  • Le fait d’avoir une volonté bien développée permet également de vivre plus longtemps en meilleure santé

Mais pourquoi tant de facilité pour ceux qui ont plus de volonté ?

Qu’à cela ne tienne, les personnes qui ont davantage développé leur volonté sont aussi celles qui s’octroient une plus forte discipline et qui vont donc recueillir à court, moyen et long terme de meilleurs bénéfices dans les différents champs pour lesquelles elles exerceront leur volonté.

Cela peut aller de la santé, en passant par la réussite professionnelle et financière tout en développant également l’harmonisation dans leurs relations personnelles.

Prenons un exemple :

Je mets toujours un point d’honneur à exercer ma volonté à chaque fois que j’en ai l’occasion. Pour cela, je n’ai nullement besoin de faire de grandes recherches savantes afin de la développer toujours plus.

En effet, cela ne tient qu’à un challenge personnel que je me suis fixé : manger correctement pour avoir une bonne hygiène de vie et être constamment plein d’énergie.

Pour ce faire, j’exerce ma volonté au quotidien lorsque je mange.

Je ne recherche pas particulièrement à manger de la manière la plus saine possible ou de toujours prendre une salade ou un plat complètement diététique.

Non, pas du tout.

Je me force constamment à faire un choix qui s’avère mieux pour moi que le choix initial que j’aurai pu avoir.

Cela se traduit en action par le fait de manger un fruit ou de boire une soupe alors que je meurs de faim quant au contraire, je pourrai me ruer sur une barre de céréales ou un biscuit.

Cela peut également se traduire par le fait d’opter pour des pommes-de-terre cuites à la vapeur ou en chemise au restaurant alors que l’on me propose initialement des frites.

En procédant de cette manière, j’exerce constamment ma volonté et je ne me plie pas directement aux seuls choix qui s’offrent à moi.

Les résultats sont les suivants :

  • Je ne prends pas de poids.
  • Ma santé se porte bien et je suis en forme.
  • Je jouis d’un corps en pleine santé.
  • Manger léger le soir me permet de mieux dormir et mieux récupérer
  • Etc.

Utilisez le plein potentiel de votre volonté

  • Comment pourrait devenir votre vie à moyen ou à long terme si vous aviez toujours la capacité de faire le bon choix quand vous avez une décision à prendre ?
  • Imaginez encore que vous puissiez tout simplement faire le bon choix dans seulement 20% des cas ?
  • Manger une pomme plutôt que manger une crème glacée.
  • Lire un livre de développement personnel plutôt que le dernier manga sorti.
  • Faire le choix entre une séance de sport ou lire pendant une heure ou encore rester devant la télévision.
  • Prendre le temps de faire un apprentissage d’une langue étrangère une heure par jour ou regarder Facebook pendant ce même laps de temps.
  • Réaliser une séance de méditation plutôt que d’écouter les actualités.
  • Travailler sur ce projet qui vous tient à cœur depuis des années plutôt que d’aller boire un verre avec vos amis au café.
  • Se mettre à l’écriture de votre livre personnel plutôt que de lire la presse people.
  • Manger un repas sain et diététique plutôt que d’aller au McDonald.
  • Prendre une formation qui va bouleverser profondément votre vie et vous apporter la liberté financière plutôt que de prendre ces vacances au bout du monde pour vous reposer sur une plage de sable chaud.
  • Vous endetter pour l’achat d’une voiture ou acheter un vélo et utiliser les transports en commun.
  • Faire bâtir une maison de 400 m² et vous endetter à vie plutôt que de prendre une maison modeste qui vous permettra de voyager toute votre vie.
  • Épargner pour ce voyage que vous voulez faire ou sortir, comme le week-end passé, et se bourrer la gueule.
  • Etc.

Comment serait votre vie si dans au minimum 20 % des cas vous étiez capable de faire le bon choix car vous avez la volonté suffisante pour y arriver ?

Il est vrai que vous auriez peut-être moins d’avantages à court terme mais ô combien à long terme. 

« A quelle fin » me direz-vous ?

Le but n’est pas de vous transformer pour que vous n’ayez plus aucun loisir ni aucun aspect positif dans votre vie.

Non, ce que l’on recherche avant tout, c’est de renforcer la volonté personnelle afin de s’offrir le luxe du choix conscient quand vous faites le choix d’agir pour avancer vers des objectifs précis.

Un alpiniste qui monte vers le sommet

De cette manière vous aurez également plus de liberté à la fois pour vous détendre tout autant que pour profiter du moment présent.

En effet, vous succomberez moins vite à toutes les tentations de votre environnement et vous avancerez à grands pas vers ce que vous souhaitez réellement dans votre vie.

Envie de devenir le maître de votre volonté ? Allons-y !

Définissons tout d’abord ce qu’est la volonté

La volonté peut se définir en fonction de 3 paramètres essentiels :

1. Tout d’abord, le fait de se fixer des objectifs et de s’y tenir.

2. Ensuite, s’engager dans des activités quotidiennes qui vous permettront d’avancer continuellement vers les objectifs fixés.

3. Enfin, refuser de commencer, de continuer ou même d’arrêter des activités qui pourraient vous éloigner de vos objectifs initiaux.

Afin que tout soit mis en œuvre pour atteindre vos objectifs, il faut que vous exerciez constamment votre volonté et donc votre motivation pour vous rapprocher de ceux-ci tout en évitant par la même occasion les tentations qui vous en éloigneront.

Cela suppose bien entendu un postulat de base : celui de savoir effectivement dès le départ ce que vous voulez.

En effet, il n’y a aucune motivation ni utilisation de votre volonté personnelle possible tant que vous n’aurez pas défini un objectif que vous souhaitez atteindre.

Exemple :

Si vous ne voulez pas garder le travail que vous avez car celui-ci ne vous plaît plus et que vous n’êtes plus en phase avec ce que vous faites, si vous ne vous intéressez pas à autre chose, il y a très peu de chance pour que vous changiez véritablement de situation. 

En effet, la tentation que vous avez de quitter votre travail est élevé parce que vous n’aimez pas celui-ci mais tant que vous n’aurez pas défini un objectif pour en sortir – qui peut être par exemple de se lancer en tant qu’entrepreneur – vous y resterez irrémédiablement.

Vous n’aurez même pas l’idée de vous rendre à un salon de l’emploi ou même un salon d’entrepreneur car vous ne savez tout simplement pas ce que vous voulez.

Cependant, si vous vous fixez comme objectif de quitter votre travail actuel avant la fin d’année et que vous privilégiez toutes les formations en développement personnel et professionnel qui vous amèneront à trouver ce qui peut vous passionner dans la vie, vous aurez alors tout le loisir d’exercer votre volonté et d’être empli de motivation pour vous rendre à une formation qui vous permettra de trouver un travail plus épanouissant.

Dans ce cas :

Vous vous inscrirez à plusieurs formations de définition de développement professionnel.

Vous vous plaindrez beaucoup moins de votre travail car vous aurez trouvé un nouvel objectif personnel et/ou professionnel.

Vous succomberez beaucoup moins aux tentations de regarder la télévision ou un film que vous avez déjà vu trois fois ou de promener sur Facebook, YouTube car vous vous intéresserez à votre nouvelle opportunité professionnelle et tout ce qu’elle peut vous apporter.

Oui, et si c’était si facile, nous le ferions tous. Mais ce n’est pas le cas !

La volonté et la réalité 

Nous avons tous connu ce moment pendant lequel nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux et pourtant très réalistes.

Tous avons eu la motivation débordante de lancer ce nouveau projet qui nous tenait à cœur.

Et pourtant il y a toujours ce moment où, le cerveau ne semble plus du tout en phase avec ce que l’on souhaite entreprendre et il se met à nous convaincre qu’il vaut mieux faire autre chose plutôt que de se concentrer sur cet objectif.

C’est à ce moment-là que nous craquons !

On finit finalement par manger ces biscuits que l’on tenait sous-clé dans l’armoire.

On abandonne ses recherches de nouvel emploi pour passer sur Facebook ou passer le niveau de ce jeu sur Internet que l’on avait remis à plus tard.

On ne va pas à la salle de sport, on préfère rester chez soi tout simplement parce qu’il pleut dehors.

On se convainc intérieurement que de toute façon on l’a bien mérité et que comme tout le monde, on a le droit de se détendre en faisant quelque chose qui nous plaît. 

Est-ce que vous auriez tort ?

Malheureusement la réponse n’est pas aussi simple…

Quand la volonté rime avec culpabilité 

Arrive toujours ce moment où nous finissons par succomber à la tentation.

Il y a une partie de nous qui veut tout faire pour atteindre les objectifs que l’on s’est fixé et puis il y a l’autre partie – toujours plus insistante – qui nous pousse à faire des choses qui ne sont pas en alignement avec nos objectifs de base.

Nous dévions alors des objectifs et un sentiment à la fois d’échec et de culpabilité apparait.

Nous nous étions pourtant promis d’y arriver mais il faut faire le constat que ça ne marche pas toujours.

La vérité ?

C’est que nous sommes tiraillés par deux parties de notre être dirigées par deux parties différentes de notre cerveau.

C’est ainsi que l’un et l’autre sont en lutte constante pour s’approprier le contrôle sur notre comportement (Knowing our brain, left and right de Jules Morgan).

1. Le cerveau réfléchi – c’est lui qui nous permet d’exercer constamment notre volonté tout en résistant aux pulsions que l’on peut ressentir.  C’est aussi cette partie du cerveau qui permet aux êtres humains de vivre en société.

À partir du moment où les êtres humains dans leur évolution ont commencé à vivre ensemble, ils se sont rendu compte qu’il était très important de pouvoir maîtriser leurs pulsions.

En effet, vivre ensemble sous-entend que s’accoupler sans vergogne avec la femme du voisin devient véritablement problématique.

Une fille célébrant sa réussite

De plus, le fait de manger à sa faim alors que tous les autres meurent de faim car la chasse n’a pas été bonne pour eux, c’est prendre le risque de se mettre tous les membres de la communauté à dos voire même de se faire tuer par ceux-ci car on n’est pas capable de faire preuve d’altruisme.

C’est à l’évolution du cortex préfrontal que l’on doit le contrôle des pulsions chez l’être humain.

Cela permet un avantage dans l’évolution, car les êtres humains sont capables de prendre soin des autres en développant de la coopération et de la collaboration entre eux.

C’est donc à la lumière de notre évolution que nous pouvons affirmer que nous avons tous la capacité de résister à nos pulsions.

2. Le cerveau instinctif – c’est la partie du cerveau qui nous permet de développer à la fois notre combativité tout autant que notre capacité à fuir dans un environnement hostile.

Prenons un exemple :

Jusqu’il y a peu encore dans l’histoire de l’évolution de l’Homme, nous vivions dans une nature hostile dans laquelle nous n’étions pas tout en haut de la chaîne alimentaire mais nous n’en étions qu’un maillon parmi d’autres. 

À cette époque – aujourd’hui révolue – nous devions développer des capacités importantes de défense et/ou de combat en cas d’agression d’animaux comme les loups. La survie de l’espèce dépendait également de sa capacité à pouvoir fuir rapidement face a un danger sans quoi c’était la mort inéluctable.

Pensons à des inondations ou encore des incendies de forêt ou de plaines. 

Dans cet environnement, notre capacité à utiliser notre volonté n’était pas des plus utiles.

En effet, notre cerveau instinctif nous servait de guide par notre capacité à rester vivant et à ne pas succomber aux prédateurs ou autres risques naturels.

Nous étions alors des animaux qui se nourrissaient presque exclusivement de cueillette ou parfois de chairs animales issues de la chasse.

Nous avons donc développé une forte capacité à manger des fruits et des légumes en grande quantité et, à l’occasion, un bout de viande d’un quelconque animal chassé.

Inutile de préciser que dans cet environnement la nourriture était plutôt une denrée rare et représentait un vrai problème de survie pour celui qui ne savait pas s’approvisionner.

En effet, la nourriture n’étant pas abondante, nous ne savions jamais si nous en aurions le lendemain ou même le mois suivant.

C’est donc au cours de cette évolution dans cette nature hostile à notre survie que nous avons développé des réflexes instinctifs pour manger de la nourriture riche en sucre, en viande ou en graisses qui représentaient à ce moment-là une assurance vie pour les semaines voire les mois de manques de nourriture. 

On comprend dès lors mieux aujourd’hui pourquoi l’être humain est beaucoup plus vite attiré par une viande cuite au barbecue qui dégouline de graisse plutôt que par une salade.

En effet, selon son cerveau instinctif, manger de la viande est avant tout une question de survie.

Cependant, notre société de consommation actuelle a inversé complètement cette tendance.

C’est un instinct de base qui nous pousse aujourd’hui à manger trop de nourriture beaucoup trop riche pour un environnement où tout est facilité et où les risques de famine, d’attaque de prédateurs ou encore de fuite sont pratiquement inexistantes.

Cela n’a que pour seul conséquence de créer de graves problèmes de santé.

En effet notre ADN n’a pas eu le temps de s’adapter à notre environnement d’abondance et il a conservé ses instincts primaires qui nous pousse à consommer une nourriture trop riche.

Exercer sa volonté est un combat constant

Dès lors que vous comprenez le mode de fonctionnement de notre cerveau instinctif et notre cerveau réfléchi, vous comprendrez plus aisément qu’il s’agit véritablement d’un combat constant entre ces deux parties de notre cerveau.

De ce fait, exercer votre volonté et augmenter votre motivation dépendra en grande partie de cette lutte entre les deux parties de votre cerveau.

De plus, il faut ajouter à cela que notre cerveau instinctif est principalement déclenché par des stimuli externes comme des odeurs, la vue d’un animal, l’écoute de crépitement du bois qui brûle… pour n’en citer que quelques-uns.

Tandis que notre cerveau réfléchi est davantage déclenché par des stimuli internes qui permettront de maîtriser nos pulsions. 

La volonté et le cortex préfrontal

C’est donc le cortex préfrontal qui joue un rôle prépondérant dans la possibilité d’exercer notre volonté d’une part et la possibilité de résister aux tentations en maîtrisant nos pulsions d’autre part.

La volonté : un nouveau muscle ?

Dans les découvertes de ces dernières années, une d’entre elle est tout simplement époustouflante : il s’agit ni plus ni moins d’apercevoir notre volonté comme un muscle.

Franchir tous les obstacles

Le fait de l’utiliser fréquemment le renforce constamment et nous permet de succomber beaucoup moins vite aux tentations.

Pourquoi justement comme un muscle ?

Car, lorsque nous utilisons un muscle, celui-ci se fatiguera tout au long de la journée.

En effet, un muscle donnera beaucoup plus de force le matin et beaucoup moins en fin de journée car il sera tout simplement épuisé.

De la même manière, notre volonté est beaucoup plus forte le matin et en début de journée plutôt qu’en fin de journée.

Nous sommes davantage capables de lutter contre nos pulsions en début de journée plutôt qu’à la fin.

De plus, notre volonté est très forte le matin et s’atténue tout au long de la journée car nous devons résister constamment à des pulsions se présentant à nous. Une étude du Journal of Personality And social Psychology de 2012 démontre que nous ne passons pas moins de 25 % de notre phase éveillé à résister constamment à nos pulsions soit une moyenne de quatre heures par jour. 

Dans le prochain article je vous parlerai des 4 catégories dans lesquelles on peut classer l’utilisation de la volonté mais surtout du « Comment booster et amplifier votre volonté » dans votre vie de tous les jours.  

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