LES 5 « C » POUR S’ACCOMPLIR [ 1ERE PARTIE ]

COMMENT DÉVELOPPER LES 5 « C » POUR LE MONDE DE DEMAIN ?

Il y a quelques jours je passais une soirée avec des amis et les sujets allants bons trains, nous en sommes venus à nous demander ce qu’il était primordial de développer comme qualité pour être à la pointe dans le monde de demain.

Je vous avoue sincèrement que la discussion allait vraiment dans tous les sens et pourtant nous sommes parvenus à un accord sur cinq mots qui résume correctement ce que « toute jeune personne » devrait connaître pour le monde de demain.

UN PREMIER CONSTAT

Nous nous sommes rendu compte que nous venions tous de milieux très différents. Certains ont des parents dans le milieu ouvrier, d’autres dans le milieu de l’éducation, d’autres encore des parents venant du monde de entrepreneuriat. Enfin, quelques-uns étaient issus du monde de l’agriculture.

HISTORIQUEMENT

5 métiers différentsIl faut se rendre compte que la trajectoire de nos parents n’a en fait plus rien à voir avec ce que nous avons réalisé aujourd’hui comme métier ou hobby dans notre vie de tous les jours. Ce constat peut paraître banal et pourtant il naissait de la précarité de notre monde.

En effet, pour nos grands-parents, le fait de venir d’un milieu social bien précis permettait la plupart du temps de rester à ce niveau et de ne pas fortement en changer tout au long de leur vie. C’était plutôt rassurant et chacun connaissait sa destinée professionnelle assez tôt.

Je vis pour ma part dans un petit village et il y a encore deux à trois décennies, le fait d’être fils d’agriculteur vous menait directement à ce métier pour votre avenir. Le fait que vous soyez fils d’instituteur vous menait souvent à cette même fonction. Si vos parents étaient dans un métier d’artisanat, de commerce ou même entrepreneuriat, il y a de grandes chances pour que vous vous y retrouviez quelques années plus tard.

Cela était finalement plutôt réconfortant et amenait à une stabilité sociale assez constante. En effet, l’ascenseur social existait déjà mais il était surtout accessible aux plus nantis.

LE MONDE D’AUJOURD’HUI

Actuellement, il est presque impossible de déterminer ce que feront les générations qui naissent aujourd’hui et qui seront la force de travail sur le marché de l’emploi de demain. Nous assistons à une véritable transformation de nos sociétés et de nos modes de vie ou la robotisation, la mécanisation et l’automatisation des processus devient toujours plus importante, plus rapide et amènent constamment l’être humain à se redéfinir.

UN BIEN OU UN MAL ?

Là n’est pas la question de cet article. En effet, juger de la pertinence ou non de cette transformation sociétale peut s’avérer long et fastidieux. Les résultats qui ressortiront d’une telle étude ne peuvent d’ailleurs qu’être biaisée tellement les paramètres à tenir en compte sont nombreux et importants. Cela reviendrait à prédire les changements sociétaux qu’ont créés l’apparition de l’automobile et la disparition des métiers concernés par les déplacements à cheval. Ou encore la mécanisation et la modernisation de l’agriculture qui a relayé plus de 9 millions de français sur le marché de l’emploi à la recherche d’un nouveau job.

CINQ PRE-REQUIS

Les cinq « C » pour le monde de demain veulent mettre en lumière ce qui sera le plus important à apprendre pour que quelconque être humain soit le plus en phase avec le monde dans lequel il est amené à vivre. Il ne s’agira pas de donner des pistes exactes de ce que sera le monde mais bien de donner des outils pour permettre à l’individu de s’y adapter au mieux.

1. LA COLLABORATION

Equipe de rugby se tenant par les épaulesElle peut être définie comme une manière de travailler ou de réfléchir ensemble pour la réalisation d’objectifs et de projets. C’est un processus par lequel un ensemble de personnes, d’organisations, de sociétés, d’entreprises se rallient pour effectuer un travail ayant des objectifs communs.

Forcé est de constater qu’aujourd’hui la collaboration est de moins en moins mise en avant. C’est d’ailleurs un des problèmes principaux que rencontre un grand nombre d’entreprises et qui demande la mise en place d’intervenants extérieurs qui pallieront à la destruction du lien social.

Il suffit pour s’en rendre compte de voir comment se sont développées ces 20 dernières années toutes les entreprises qui rassemblent les employés. Les team-building, les incentives, les événements d’entreprise sont devenus légions. Peu importe la manière de le faire, ils sont tous basés sur un objectif commun : développer la capacité des êtres humains à travailler ensemble.

DÉVELOPPER UNE COLLABORATION

La collaboration demande la création d’une communauté qui va partager une vision qui peut être sociale, politique, ou encore spirituelle. Cette même collaboration sous-entendra des responsabilités et l’utilisation de ressources spécifiques. C’est notamment de cette manière que l’on verra émerger des organisations de collaboration comme :

  • Une communauté de cohabitation
  • Un syndicat de logement
  • Un comité de village
  • Une commune
  • Un camping
  • Une entreprise
  • Une famille

Bref vous l’aurez compris la collaboration est présente partout dès lors que les humains doivent interagir et créer du lien.

DÉVELOPPER UN ESPRIT DE COLLABORATION

Pour l’humain de demain, il sera extrêmement important de développer ses capacités à faire collaborer d’autres êtres humains.  Pour cela, la collaboration se développe en trois phases.

PHASE NUMÉRO 1

La personne devra être quelqu’un qui va être capable d’inciter les échanges. Il sera capable d’anticiper l’expression des individus avec lesquels il travaille et il leur permettra d’exprimer leur désir d’aider et de partager avec les autres. Dans le même ordre d’idée, il développera des capacités en ressources humaines indéniables car il identifiera les éléments nécessaires et les expertises requises qui pourront mener un projet à bien. Enfin, il sera capable, avec une vision claire de prendre conseil auprès des autres et d’apprendre constamment dans les relations qu’il développera avec eux.

La personne qui parviendra à développer cette première phase sera véritablement considérée comme un leader car il aura compris que pour mener des hommes il restera humble et il aura constamment un intérêt bienveillant pour les idées et contributions de ses partenaires.

PHASE NUMÉRO 2

Développer la confiance

Il s’agira toujours pour cette personne de développer la confiance encore et toujours. Il adoptera notamment comme valeur : « Qui donne reçoit ». Car il aura compris que c’est dans le don que l’on obtient davantage. Il n’agira pas non plus de manière individuelle ou hédoniste. Il partagera ses informations et son savoir-faire car il sera capable d’exprimer clairement les gains que les autres obtiendront en collaborant avec lui. C’est ce que propose le programme ASC de Grandir & Réussir.

Développer la reconnaissance

Il sera également capable de développer de la reconnaissance envers toutes les personnes qu’il aidera à évoluer. Enfin, il favorisera la flexibilité et l’ouverture de tous les membres de sa communauté. Il sera également capable de reconnaître publiquement les efforts accomplis par une personne ou une équipe lorsqu’il s’agira de projet d’expérimentation pour lequel les risques seront pris par tous.

Négociateur et médiateur

En fin négociateur et médiateur, il régulera les échanges entre tous les protagonistes autant au sein de sa communauté que dans les échanges avec l’extérieur.

Il sera capable de pousser les gens à la participation et à l’investissement. C’est celui qui sera à l’écoute de leurs opinions et de leurs analyses car il aura compris que c’est comme ça qu’il grandit, que son équipe grandie et que c’est ensemble qu’ils réussissent. Il s’attellera toujours à ce que chacun comprenne l’intérêt de collaborer.

PHASE NUMÉRO 3

Il animera constamment le débat pour être sûr que les décisions seront prises de manière collégiale. C’est celui qui poussera constamment les personnes du groupe ou de la communauté à considérer les intérêts de celle-ci avant leurs intérêts propres. Il préservera de cette manière la confiance et l’intégrité du groupe.

Bien qu’il animera toujours les individus sur les résultats, il sera également capable de les reconnaître et d’en évaluer la pertinence et la valeur.

Enfin, il comprendra que c’est un travail de fond et non pas un travail à court terme. La collaboration met du temps à s’installer et elle est garantie de résultats plus élevés à long terme.

« CELUI QUI VERRA LES ÊTRES HUMAINS COMME DES OPPORTUNITÉS TOUJOURS PLUS GRANDES, REDESSINERA LE MONDE »

 

2. LA COMMUNICATION

Femme qui mime un appel téléphonique avec la main droitePour faire partie du monde de demain, il sera primordial pour une personne de communiquer avec impact, d’être un orateur pertinent et écouté.

La communication et la vitesse de celle-ci par l’avènement des hautes technologies donneront un avantage certain à tous ceux qui maîtriseront non seulement cette technologie mais aussi les techniques de communication de base entre les êtres humains. Dans cette perspective, la dialectique sera véritablement un avantage concurrentiel. La linguistique et les techniques d’expression gestuelle seront tout autant nécessaire pour un développement toujours plus grand des capacités à fédérer les êtres humains.

Pour ce faire, je vous propose 11 astuces pour développer une communication efficace et pertinente.

1. NOMMEZ TOUJOURS LES PERSONNES PAR LEUR NOM EN COMMENÇANT UN DIALOGUE

Efforcez-vous de toujours connaître les noms des personnes à qui vous vous adressez. Il est toujours plus agréable d’être reconnu par son nom pour un interlocuteur.

2. PRATIQUER TOUJOURS L’ECOUTE ATTENTIVE AVANT DE PARLER.

Nombreuses sont les personnes qui commettent l’erreur de ne pas écouter jusqu’au bout leur interlocuteur. En écoutant jusqu’au bout le message que l’on vous transmet, vous serez plus à même de répondre de manière efficace et vous passerez même moins de temps à réfléchir sur ce que vous avez à dire.

3. TRAVAILLER VOTRE ESTIME PERSONNELLE

Soyez authentique avec vous-même et ayez une estime personnelle forte. Celle-ci se travaille tous les jours. N’ayez pas en tête que vous êtes un orateur médiocre car c’est ce que vous deviendrez. Travailler toujours avec des croyances positives afin de vous apporter la confiance personnelle.

4. PARLER LE MOINS POSSIBLE DE VOUS ET FAITES LE PLUS APPEL A D’AUTRES PERSONNES.

Vous n’êtes pas le centre de l’univers, le plus important est ce que vous avez à dire et si vous l’empruntez à quelqu’un d’autre, vous devez le dire. N’hésitez jamais à faire intervenir d’autres personnes dans votre discours car elles soutiendront votre propos et vous mettront davantage en avant que vous ne pourriez le faire vous-même.

5. UTILISER VOTRE LANGAGE CORPOREL

Il s’agit d’une partie extrêmement importante de la communication. Elle est transmise par voie directe et se traduit par l’ensemble des gestes et attitudes que vous avez. Soyez méticuleux et harmonisez votre message physique au message oral. Il n’y a rien de pire que de ne pas avoir de concordance entre les deux.

6. SOURIEZ AU MAXIMUM

Rendez votre communication plus efficace en ayant un visage des plus radieux ainsi que le plus reposé possible. Le sourire rend toute la communication plus agréable mais donne également un caractère de puissance et d’estime personnelle beaucoup plus élevé. Utilisez-le sans modération en modifiant le ton de votre voix et même en l’utilisant au téléphone.

7. FAVORISER TOUJOURS LES RÉSULTATS POSITIFS DANS TOUT ECHANGE

Lorsque vous attendez des résultats positifs dans une discussion, il peut littéralement s’opérer des miracles. Le fait de penser de manière positive attire tout ce qui est positif. C’est une manière d’utiliser la loi d’attraction. Imaginez et attendez-vous au meilleur et vous l’obtiendrez.

8. N’UTILISEZ JAMAIS DE MOTS A CONNOTATION NÉGATIVE, ILS SONT DESTRUCTEURS

Les mots comme « impossible », « invraisemblable », « incroyable » sont à bannir de votre langage. Utilisez-les avec parcimonie et pour avoir un impact extrêmement puissant et précis. Sans quoi, ne les utilisez pas.

9. SACHEZ TOUJOURS POSER LES BONNES QUESTIONS

En posant des questions vous procédez toujours à une invitation envers votre interlocuteur. Il aura alors le choix d’engager les idées qu’il souhaite et il aura une impression de contrôle toujours plus forte sur la discussion. En posant les bonnes questions vous maintenez une attention forte pour votre interlocuteur.

10. UTILISEZ DES INTONATIONS DIFFÉRENTES

Vous ne pouvez pas parler sur le même ton lorsque vous parlez de choses joyeuses et amusantes et de choses horribles et tristes. Par exemple, vous parlerez de la période de Noël et de guerre de manière totalement différente sans quoi votre discours paraitra monocorde et ennuyeux.

11. IDENTIFIEZ LA BONNE ÉMOTION

Comme pour les intonations, il s’agit de trouver l’émotion dans laquelle se situe votre discours. Vous ne serez pas joyeux lorsque vous parlerez de guerre et de génocide. Vous serez et vous transmettrez une émotion qui pourra être celle de la peur, la tristesse voire la colère mais en aucun cas la joie ou le bien-être. A l’inverse, si vous parlez de votre passion, vous en parlerez avec des émotions vives comme la gaieté, l’euphorie, l’enchantement.

 

« LA CHOSE LA PLUS IMPORTANTE EN COMMUNICATION, C’EST D’ENTENDRE CE QUI N’EST PAS DIT » Peter Drucker

 

A SUIVRE … la créativité, la critique et …

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